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Etat
du Tamil Nadu. Seuls les noms des rues et les quartiers du littoral évoquent encore la présence française. En 1654, Pondichéry devient le siège indien de la célèbre Compagnie française des Indes Orientales, créée par Colbert pour assurer le transport des porcelaines, laques et soies chinoises, et des épices indiennes, alors très prisées en Occident (cfr Routes de la Soie). La présence française y perdure jusqu'en novembre 1954, sous le gouvernement de Mendès-France. La décolonisation s'est ici déroulée dans un climat de sérénité. Les derniers témoins de la colonisation cèdent le pas à une indianisation croissante. Organisée selon un plan en échiquier coupé par un canal orienté selon l'axe nord-sud, Pondichéry comprend deux quartiers : la " Ville blanche " (coloniale) au bord du Golfe du Bengale et la " Ville noire " où réside la population autochtone. - L'Ashram de Sri Aurobindo
: Sri Aurobindo est un poète
et un philosophe bengali, qui fut de 1906 à 1910 le leader du
mouvement nationaliste. Recherché par les Anglais, il trouva
refuge à Pondichéry, territoire français, où
il fit la connaissance de Mirra Alfassa et de son époux. Le poète
indien et Mirra ne se quittèrent plus, tandis que le mari esseulé
s'en retourna en France. La nouvelle et passionnée compagne de
Sri Aurobindo ne se fit plus dès lors connaître que sous
le nom de " Hamma ", la Mère. Ensemble, ils créèrent
le célèbre ashram, terme signifiant " travail sur
soi ", lieu de vie communautaire fondé sur la méditation,
la pratique du yoga et le travail collectif selon ses compétences
et au bénéfice de la communauté. Encore de nos
jours, cet ashram est une puissante entreprise, gérant de multiples
bien à Pondichéry, et une véritable communauté
spirituelle. On y rencontre, dans le silence, des dévots méditants
et des curieux visitant le lieu où vécut le couple. De
nombreuses photos et des ouvrages relatent leur existence si particulière.
L'ashram possède également une fabrique artisanale de
papier. - Auroville
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