L’Ayurvéda
est l’un des systèmes médicaux les plus
anciens au monde. On situe traditionnellement son origine
dans les Vedas (vieux de plus de 3000 ans) mais les textes
qui nous sont parvenus sont principalement le Charaka Samhita,
ouvrage médical traitant des bases de l’Ayurvéda,
du diagnostic des maladies et de leur traitement et le Sushruta
Samhita traitant principalement de la chirurgie.
L’Ashtanga Hridaya Samhita est un ouvrage plus tardif
(Vème siècle après J.C.) résumant
les deux premiers et utilisé par les étudiants
en médecine ayurvédique. L’Ayurvéda
a développé huit spécialités :
la médecine interne (Kaya Chikitsa) ; la chirurgie
(Shalya Tantra) ; l’ophtalmologie et l’oto-rhino-laryngologie
(Shalakya Tantra) ; les maladies infantiles, l’obstétrique
et la gynécologie (Kaumarbhritya) ; la toxicologie
(Agada Tantra) ; la psychiatrie (Bhuta Vidya) ; la longévité
(Rasayan) ; la sexologie (Vajikaran).
Au cours de l’histoire, et plus particulièrement
durant la colonisation britannique où la pratique de
l’Ayurvéda fut interdite, de nombreux savoirs
ont été perdus. Mais avec l’indépendance
de l’Inde en 1947 et la redécouverte progressive
de cette science ancienne, l’Ayurvéda a retrouvé
ses lettres de noblesse. Aujourd’hui, enseignée
dans les plus grandes universités du sous-continent
indien au même titre que la médecine allopathique,
l’Ayurvéda est reconnue par l’Organisation
Mondiale de la Santé comme un système de santé
à part entière. Il se concentre principalement
sur la prévention et le traitement des maladies, les
techniques chirurgicales ayant été pour la plupart
délaissées.